Création ou portage
L'alternance de périodes
de récession et de périodes de croissance
molle a conduit les grandes et moyennes entreprises
à réduire le champ de leurs interventions
et à pratiquer l'externalisation de certaines
de leurs activités qui ne constituent pas leur
cœur de métier.
Dans ce contexte et parce
qu’elles ne disposent souvent pas des compétences
pointues nécessaires, elles recourent à
des consultants pour développer de nouvelles
parts de marché : audit, conseil, expertise,
formation, qualité. Ces compétences sont
payées sous forme de factures d'honoraires soumises
à la TVA. Cette
sous-traitance de spécialités
est par conséquent structurelle et il est probable
que durant les prochaines années on assiste à
un accroissement important du nombre de ces indépendants.
Pour les cadres qualifiés,
victimes de cette conjoncture, créer son propre
emploi apparaît souvent comme la seule réponse
appropriée. Mais la création engendre
pour le néo-consultant des obligations conséquentes,
pour réaliser une mission parfois temporaire
:
immatriculation
en tant qu'indépendant,
souscription
d'assurances professionnelles coûteuses,
protection
sociale et maladie limitées,
régime
de retraite complémentaire moins avantageux,
obligations
comptables et fiscales (paperasserie),
risque
d'engagement du patrimoine.
Depuis
une quinzaine d’années on a vu se développer
de nouveaux statuts d’emploi dont la forme la
plus connue est le portage salarial.
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